La genèse du projet AMS, Par le Professeur Amrani Marrakchi Mamoune Président fondateur de l’AMS et de l’Union Nationale Marocaine de spéléologie, du Groupe universitaire de spéléologie UH2C,centre universitaire de formation en spéléologie et Président fondateur de la Fédération Marocaine de Spéléologie

Notre travail a commencé vers la fin de l’année 1987 par la création, au sein de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ain Chock,de l’Association Marocaine de Spéléologie dont les objectifs étaient les suivants et selon un grand titre : A travers les mille et une grottes du royaume.Titre d’une recherche scientifique offert par la suite à une application audiovisuelle sous contrat.
Il s’agit de:
Les recherches scientifiques, du géographe que nous sommes, ont commencé par le travail de terrain et l’organisation d’une première expédition spéléologique  internationale  au Maroc, « Aïon 87 », dans la région de Béni Mellal, avec la collaboration du Spéléo-club de la M.J.C. de Chaville de la région Parisienne.
Le terrain d’investigation de 1987 se limitait à l’arrière-pays de Béni Mellal qui appartient au Moyen Atlas méridional. Une région de montagne composée de chaînons d’orientation Sud-ouest / Nord/est qui dominent, à l’ouest les élévations du Dir et la cuvette de Tadla, et à l’est au sud, les bassins intérieurs de Tagleft et Wawizaght. Les points culminants sont  Jbel Ighnayene (2411m)et jbel Taçmit (2248m). Bien que déshéritée en surface, cette partie de Béni Mellal, est un élément essentiel pour l’économie de toute la région. C’est un réservoir karstique de première importance qui alimente à son piedmont une centaine de sources. La plus grosse résurgence est Ain Asserdoune dont le débit moyen est de 1,5m3/s, et le débit maximum de crue de 2,5m3/s.
Trois raisons principales motivaient le choix de cette région comme cadre d’une première exploration scientifique. Toutes trois étaient au cœur du projet à long-terme souligné par l’AMS, et au cœur aussi de la définition de la spéléologie à la fois science et sport d’équipe. Une de ces raisons est l’attrait de la découverte. Si celle de la terre est achevée à la fin du 19ème siècle, celle d’espaces cachés de la terre n’est pas encore finie. Explorer des gouffres, parcourir des galeries qui n’ont d'ailleurs jamais été visité est une aubaine pour un jeune géographe et un désir suffisant pour passer à l’action.
Une deuxième raison, plus réfléchie, trouve sa source dans les travaux d'un chercheur qui a consacré une thèse à l'étude des karsts méditerranéens (Recherches hydrologiques et hydrochimiques sur quelques karsts méditerranéens, doctorat d'Etat, Université d'Aix-Marseille II, 1982, B. HAKIM).
«  ... l'arrière pays de l'Atlas de Béni Mellal reste à découvrir, et des recherches spéléologiques, hydrogéologiques, etc.… sont indispensables malgré les difficultés d'accès. » (p.66, livre II).  
« … la recherche de gouffres à écoulement souterrain dans le Jbel Taçmit et de pertes dans l'oued Boutoute est d'une importance majeure. » (p. 65, livre II).
« … reste le problème des traçages… La recherche de points susceptibles d'être colorés dans l'arrière pays doit être le souci de tous ceux qui s'intéressent à cette région. »