De l’Association Marocaine de Spéléologie à la Fédération Marocaine de Spéléologie

Depuis sa création en 1989, l’AMS n’a cessé d’œuvrer pour élargir la base effective des spéléologues au Maroc, en recrutant et formant des jeunes et moins jeunes à cette discipline. A cette date l’AMS était l’unique association Maroco-marocaine au pays.
Dans les années quatre vingt dix, la jeune association a tenté de fédérer les membres des groupes existants de l’époque, pour créer une instance représentative et fédérative. Cette tentative de rapprochement datant de 1994, avec un vieux groupe, mixtion Agadir-Marrakech, n’a pu aboutir qu’à un bureau fédéral, quasi exclusivement Agadiri. Ce projet mort né, n’a jamais pu aller plus loin.
Pour promouvoir la spéléologie au Maroc, l’AMS n’a pas croisé les bras. Puisque de 1995 à 2002, l’AMS était à l’origine de quatre films documentaires sur la spéléologie et le pays calcaire au Maroc, comme elle a été à l’origine de la formation des premier spéléo-secours du Maroc. Une formation aux méthodes de sauvetage dans les milieux périlleux, dont les bénéficiaires n’étaient que les éléments de la protection civile de tout le pays. C’était aussi l’occasion, rêvée, pour former au même temps des civils : les futurs cadres de l’actuelle association de spéléologie de la ville de Taza.
La consolidation de l’idée spéléologie au Maroc par ces actions n’était pas suffisante pour l’AMS, il a fallait, à tout prix, la propager au grand public. D’où la réalisation de la série documentaire « les mille et une grottes du royaume » entre 2005 et 2008. Une trentaine de films documentaires projetés sur les chaines de télévisions nationales, dont l’auteur et le coréalisateur n’est autre, que le président de l’AMS. Avec cette action, l’idée spéléologie a pris de l’ampleur au Maroc, dans les villes comme dans les campagnes. L’AMS a pensé opportun de créer une instance représentative des spéléologues marocains.
Suite à la première expérience du bureau fédérale soldé par un échec, et suite à la naissance d’autres groupes, comme Taza et Lakhssasse, l’AMS, en 2011, a confectionné des statuts pour la création de l’Union Nationale Marocaine de spéléologie. La même année, l’association d’Agadir a été choisie pour une réunion constitutive et pour débattre et affirmer lesdits statuts.
Surpris par une proposition venant d’Agadir qui voulait créer au même temps l’union Maghrébine de Spéléologie, ( entre marocains seulement), à la condition que la présidence de cette dernière leur revienne. Sans opposition, l’AMS a accepté.
Le 7 et 8 Janvier 2012, l’AMS organise la première rencontre nationale des spéléos à la l’Université Hassan II de Casablanca, durant laquelle un bureau composite de l’UNMS a vu le jour. Avec des membres originaires de quatre associations : Casablanca, Agadir, Taza et Lakhssasse. L’AMS s’est vu attribuer la Présidence, la trésorerie et le secrétariat suite au vote de toute l’assemblée.
L’instance a connu une confusion inconcevable, un désordre et malaise attisé par le secrétaire général pour créer la dislocation et l’embrouillement. Le secrétaire général perdait complètement de vue le but de l’union et les tâches qui lui sont assignées dans son rôle.
Le but de l’union n’était-il pas de conforter les spéléos marocains ?
Ou est-ce d’organiser des excursions avec ceux qui en ont les moyens, et de la réduire à une balade touristique couronnée par des montages photos diffusés sur les réseaux sociaux ?
Devant cette situation, l’AMS a changé de stratégie en cherchant à accroître le nombre de groupes et de pratiquants à l’échelle nationale. Aussi elle a signé une convention « contrat » avec son partenaire officiel « la Fondation OCP » pour créer et former des associations de spéléologie dans tous les sites où est présente la fondation.
De 2013 à 2016, l’AMS a créé, formé et équipé huit Associations de spéléologie à travers le territoire national : Khouribga, Béni Mellal, Safi, El Jadida, Birjdid, Youssoufia, Kalaat Sraghna et Ben Guerir.
D’autre part, l’AMS, en collaboration avec l’Université Hassan II Casablanca, a crée le centre Universitaire de Formation en Spéléologie, unique en son genre et le premier à l’échelle d’Afrique et du monde Arabe.
Par ailleurs, l’AMS organise chaque année une rencontre nationale de tous les spéléologues marocains, et y invite toutes les associations du domaine sans aucune distinction et gracieusement. Le Dernier, la cinquième rencontre de Chefchaouen du 23 au 30 novembre 2016, est historique pour la spéléologie marocaine : elle a rassemblé plus de quatre vingt cinq spéléos. C’était la bonne occasion pour relancer l’idée de la fédération Marocaine de Spéléologie.
Un conseil fédéral a été formé, constitué de deux représentants de chaque association présente. Après un long débat, il s’est avéré qu’une bonne partie des représentants d’associations n’était ni prête ni préparée à assumer une telle responsabilité. Un délai permettant aux représentants des différentes associations a été accordé pour leur permettre de préparer leurs suggestions, propositions et amendements. Le 1er du mois de Février a été retenu pour une nouvelle assemblée.
Avant cette date, l’AMS apprend, par le biais de la FFS qu’une coordination des associations marocaines de spéléologie a été créé, et une demande leur a été adressée pour créer au Maroc une école de spéléologie et aider la coordination à fabriquer une fédération locale.
Devant ces nouvelles, confirmée par les dirigeants de la FFS, une stupéfaction générale envahit l’esprit des cadres de toutes les associations marocaines de spéléologie.
Les commanditaires de cette demande ont oublié que le Maroc est un pays indépendant depuis 1955, et qu’il est aujourd’hui une puissance africaine.Les relations avec les autres pays, y compris la France, sont basées sur le respect mutuel. Quant aux relations du Maroc avec les pays du sud, sont basées sur le principe « gagnant-gagnant » est non une relation de colon à colonisé, ou savant à ignorant.
Les associations marocaines sont souveraines et sont en mesure de s’organiser elles mêmes sans ingérence d’un tiers.
Fidèle à ses principes, confiante en ses capacités, et à la demande d’une vingtaine de groupes et d’associations à travers le territoire national, l’AMS, au mois de mars 2017, a lancé un appel pour un rassemblement général de toutes les associations libres de spéléologie. Le samedi 18 Mars 2017, à la faculté des Lettres et des sciences Humaine Ain Chock, Université Hassan II Casablanca, les statuts de la fédération Marocaine de Spéléologie ont été discutés et amendés par 18 groupes et associations Marocains de Spéléologie. Un bureau Fédéral a été élu le même jour.
La FMS, est aujourd’hui une réalité, dirigée par des compétences nationales : deux docteurs en géologie, un docteur d’Etat en géographie et de hauts techniciens.
Nous pensons et estimons avoir bien fait, pour le bien de notre pays et pour le bien de la spéléologie au Maroc.
Si d’autres personnes estiment le contraire, nous les encourageons à faire mieux. Ils recueilleront nos applaudissements et nos félicitations.